Ralentir pour mieux choisir — chronique d’un stop nécessaire - recette de longétivité
- Sandra Carmen
- 4 mai
- 5 min de lecture
Il y a quelque temps, j’ai fait quelque chose d’inhabituel: j'ai tracé des activités, j'ai réduit mes engagements et du coup je n'ai pas écrit ici!
Pas parce que je n’avais plus rien à dire. Mais justement parce que j’avais besoin de ne plus produire, de ne plus partager, de ne plus être dans ce rythme constant du “faire”.
Un vrai stop.
Pas annoncé. Pas planifié. Juste ressenti.
Et avec ce stop, quelque chose de précieux est revenu : du temps… et surtout de l’espace.
Quand le repos devient une décision
À 20 ou 30 ans, on pousse. On construit. On accélère. Mais passé un certain cap — celui que beaucoup d’entre nous connaissent ici — on commence à comprendre autre chose.
Le repos n’est pas une récompense. C’est un choix.
Pendant ces semaines, je me suis autorisée à ralentir sans culpabiliser. À ne pas être “productive”. À ne pas optimiser chaque heure.
Et c’est là que les choses intéressantes commencent à se passer.
Parce que quand on ralentit vraiment, on entend à nouveau ce qui compte.
Retrouver le goût des choses simples
J’ai marché. Beaucoup. En forêt, en montagne, au bord du lac. Sans objectif précis. Sans performance. Juste marcher.
Il y a quelque chose de profondément apaisant dans le fait de suivre un chemin, de sentir le sol sous ses pieds, d’observer la lumière changer entre les arbres.
Les pensées s’organisent autrement. Plus lentement. Plus clairement.
J’ai aussi repris le vélo. Pas pour battre un record. Mais pour le plaisir simple du mouvement, du vent, de l’effort juste.
Et puis il y a eu les moments encore plus simples.
S’asseoir dans le jardin. Lire quelques pages. Laisser le temps passer sans le remplir.
Respirer. Vraiment.
J’ai redécouvert les exercices de respiration nasale alternée. Quelques minutes suffisent pour apaiser le corps, ralentir le mental, revenir à soi. (par exemple: Xavière Desmet)
Rien de spectaculaire. Mais terriblement efficace.
Et oui… toujours le BodyPump ;-) pour une recette longétivité
Parce que ralentir ne veut pas dire s’éteindre.
Mon BodyPump est resté fidèle au poste. Le rendez-vous du lundi, parfois du mercredi aussi, dynamisant, idéal pour renforcer les muscles, garder de l’énergie et se sentir solide dans son corps. La différence, c’est l’intention.
Avant, c’était parfois une case à cocher. Aujourd’hui, c’est un vrai moment pour moi.
Un moment où je me dépense, oui…mais surtout où je me reconnecte à mon corps, avec plaisir. Car l'importance d'entretenir sa musculation, c'est plus que prouvé. C'est la force qui maintient notre squelette.
On ne s’entraîne pas pour être plus performant.On s’entraîne pour rester libre.
Et c’est exactement là que, pour moi, quelque chose a changé.
Je n’ai pas repris une activité pour “faire du sport”.Je n’ai pas cherché la performance, ni un objectif précis.
J’ai simplement gardé — presque instinctivement — un rendez-vous qui me fait du bien. Un moment qui m’ancre, qui me dynamise, et qui me rappelle que mon corps est une ressource… pas un obstacle.
C’est dans cet esprit-là que mon BodyPump a naturellement trouvé sa place.
Pas comme une contrainte. Mais comme un équilibre. Aujourd’hui, ce n’est plus une question de sport ou de silhouette. Les études montrent que renforcer ses muscles est directement lié à la longévité et à l’autonomie. Ne pas entretenir sa masse musculaire, c’est laisser le corps décliner plus vite. Sans oublier d'ajouter les protéines à vos repas. Selon les experts en nutrition, il s'agit d'1,0 à 1,2 g/par kg et par jour, et d'avantage si vous avez des activités sportives régulières. Un recette de longétivité!

Mais revenons au pouvoir de la retenue...
Avec les années, ce temps de pause m’a aussi rappelé quelque chose d’essentiel.
Tout ne mérite pas une réaction. À 50 ans passés (ou pas loin), on commence à voir les choses différemment. On choisit davantage. Ne pas répondre immédiatement. Ne pas s’engager dans chaque discussion. Ne pas dire oui automatiquement.
Ce n’est pas du retrait. C’est de la lucidité. La retenue devient une forme de liberté.
On garde son énergie pour ce qui compte vraiment : les relations sincères, les projets qui ont du sens, les moments qui nourrissent.
Les réseaux sociaux : reprendre la main
Je ne vais pas faire semblant : comme beaucoup, j’ai parfois ce réflexe d’ouvrir mon téléphone… sans raison précise. Et c’est justement pendant cette pause que je m’en suis rendu compte.
Alors j’ai testé quelque chose de simple : Le matin, pas de téléphone pendant la première heure. Aucune notification inutile. Et surtout, une question avant d’ouvrir une application :
“Pourquoi maintenant ?”
Parfois, la réponse est claire. Souvent… elle ne l’est pas. Et dans ces cas-là, je repose le téléphone. À la place ? Un café en silence. Quelques respirations. Ou simplement regarder dehors.
Ce sont de petits ajustements.Mais ils changent beaucoup.
Un smoothie de printemps, comme un rituel
Dans ce retour à l’essentiel, j’ai aussi repris des gestes simples.
Préparer un smoothie, par exemple.Pas pour suivre une tendance.Mais pour prendre soin de moi, concrètement.
Ma version du moment :
1 pomme
une poignée d’épinards frais
quelques feuilles de menthe
un peu de persil
le jus d’un demi-citron
un peu de miel
de l’eau ou de l’eau de coco
Et j'ajoute:
une pincée d’ortie séchée
ou quelques feuilles de mélisse
Je mixe. Et je prends le temps de boire. Pas en scrollant. Pas en courant. Juste en étant là.
Ce que ce “stop” m’a appris
Ce que je retiens de cette pause est simple.
Ralentir ne fait pas perdre du temps. Il redonne de la qualité au temps.
Avec les années, on affine. On choisit mieux. On se retient davantage. On comprend que l’énergie est précieuse. Et surtout, on réalise que le vrai luxe aujourd’hui…ce n’est pas d’en faire plus.
C’est de pouvoir choisir quand s’arrêter.
Et si c’était ça, finalement…
Arriver à un moment de sa vie où l’on n’a plus besoin de prouver. Où l’on peut dire non sans se justifier. Où l’on choisit ses silences autant que ses engagements.
Un moment où l’on remplace la vitesse par la justesse. Peut-être que c’est ça, être un quincado aujourd’hui. Pas quelqu’un qui ralentit parce qu’il doit ralentir.Mais quelqu’un qui ralentit parce qu’il a compris.
Compris que tout n’est pas urgent.Que tout n’est pas important.Et que le plus précieux reste invisible :le calme intérieur, la clarté, la présence.
Alors on continue d’avancer, bien sûr.On crée, on partage, on bouge — parfois même avec énergie (et quelques séances de sport qui réveillent bien 😉).
Mais différemment.
Avec plus de conscience. Plus de liberté. Et surtout… plus de choix.
Et au fond, c’est peut-être ça, le vrai luxe de cette étape de vie :
Ne plus courir après le temps. Mais enfin, marcher avec lui




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