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ON VIT PLUS LONGTEMPS… AUTANT EN PROFITER

29 sept.
7 min de lecture

Le véritable luxe n’est peut-être pas de vivre jusqu’à 100 ans.

C’est d’arriver à 70, 80 ou 90 ans avec encore des projets, des amis, de la curiosité… et suffisamment de genoux pour aller danser 😉

La longévité après 50 ans ne consiste donc pas seulement à gagner des années, mais à réfléchir dès aujourd’hui à la manière dont nous souhaitons les vivre.

Le 1er octobre, c’est la Journée internationale des personnes âgées. Voilà. C’est dit. Et maintenant, petite question aux Nolds de 45, 50, 55 ou 60 ans : qui se sent concerné ? Pas grand monde ? C’est bien ce que nous pensions.

Derrière cette appellation qui nous donne soudain envie de vérifier notre date de naissance sur notre carte d’identité se cache pourtant un sujet passionnant : nous vivons plus longtemps. Pour 2026, l’Organisation mondiale de la Santé reprend le thème « The Age of Longevity: Rethinking Systems for Longer Lives ». En clair : gagner des années est une formidable avancée, mais encore faut-il pouvoir transformer autant que possible ces années supplémentaires en années de santé, d’autonomie, de dignité et de participation.


Chez Nold, nous ajouterions volontiers quelque chose : et avec du plaisir !

La longévité, le nouveau sujet à la mode

Il suffit d’ouvrir un magazine ou les réseaux sociaux : la longévité est partout. On parle d’âge biologique, de microbiote, de protéines, de masse musculaire, de sommeil, de jeûne, de bains froids et de montres capables de compter nos pas, notre sommeil et presque de nous féliciter lorsque nous respirons correctement.

Nous cherchons tous un peu le secret. Et si, finalement, il était moins spectaculaire que prévu ? Bouger régulièrement, entretenir sa force musculaire, manger correctement la plupart du temps, dormir suffisamment, continuer à apprendre, cultiver ses relations, avoir des projets et conserver quelques plaisirs simplement parce qu’ils nous font du bien.

La pilule miracle de la longévité n’est peut-être pas encore arrivée. En attendant, marcher, voir ses ami.e.s et manger ses légumes reste désespérément efficace. 😉


Moins, mais mieux

Avec les années, quelque chose d’assez agréable peut se produire : nous devenons plus sélectifs. Moins d’obligations auxquelles nous disons oui uniquement pour faire plaisir, moins de relations qui nous épuisent, moins d’objets dont nous n’avons pas besoin et moins de « il faudrait que… ». Et davantage de place pour ce qui compte réellement.

Une bonne table plutôt que dix invitations sans intérêt. Quelques amis avec lesquels on peut vraiment être soi-même plutôt qu’un carnet d’adresses impressionnant. Un voyage dont on rêve depuis longtemps plutôt que trois week-ends organisés à la va-vite. Moins, mais mieux.

Finalement, la longévité pourrait aussi nous offrir cela : suffisamment d’expérience pour commencer à savoir où nous voulons mettre notre temps et notre énergie. Car après 45 ou 50 ans, nous commençons peut-être à comprendre une chose essentielle : notre ressource la plus précieuse n’est pas seulement ce que nous possédons. C’est le temps dont nous disposons pour en profiter.


Ne pas attendre la retraite pour commencer à vivre autrement

Je remarque beaucoup autour de moi que quelque chose est en train de changer. Des personnes commencent à réorganiser leur vie dès 50 ou 55 ans. Certaines passent du 100 au 80 , ou carrément du 80 au 60 %, changent de fonction ou renoncent volontairement à certaines responsabilités. Pas parce qu’elles n’ont plus envie de travailler, mais parce qu’elles ont compris que le temps libéré aujourd’hui a lui aussi énormément de valeur, il est précieux.

Parfois, cette prise de conscience arrive après un événement qui nous secoue. Un collègue fait un infarctus, un ami tombe malade, quelqu’un de notre âge disparaît beaucoup trop tôt. Tout à coup, ce fameux « plus tard » devient moins abstrait. Nous réalisons que remettre systématiquement nos projets, notre santé et nos relations à la retraite est peut-être un pari que nous n’avons pas forcément envie de faire.

Et sur ce point, nous pouvons peut-être prendre un peu exemple sur les générations plus jeunes. Beaucoup semblent avoir compris plus tôt que nous que le travail n’est pas nécessairement l’accomplissement par excellence d’une existence. Il peut être passionnant, donner du sens, apporter des rencontres et bien sûr nous permettre de vivre. Mais il n’a pas forcément à occuper tout l’espace disponible.

Notre génération a beaucoup appris à travailler d’abord, tenir, progresser, assumer… et profiter ensuite. Aujourd’hui, je vois autour de moi des personnes qui commencent à modifier cette équation : continuer à travailler, oui, mais laisser davantage de place à la vie maintenant.

Cet équilibre peut se trouver dans le temps consacré à nos propres intérêts, dans une activité sportive que nous pratiquons régulièrement plutôt que lorsque nous avons « le temps », dans une alimentation dont nous prenons davantage soin, dans le sommeil, les passions, les voyages et surtout dans les liens sociaux que nous entretenons. Une belle carrière peut être gratifiante. Mais un corps qui nous permet encore de marcher en montagne, quelques amies que nous pouvons appeler spontanément, une table autour de laquelle nous aimons nous retrouver, une passion qui nous enthousiasme et du temps pour les personnes que nous aimons constituent aussi une forme de réussite.

Une réussite simplement un peu plus difficile à inscrire sur LinkedIn 😉


Bien sûr, réduire son activité professionnelle n’est ni possible ni souhaitable pour tout le monde. Les réalités financières sont différentes et le travail peut rester une formidable source d’épanouissement. Mais lorsque nous avons cette marge de manoeuvre, peut-être pouvons-nous faire le calcul autrement : pas uniquement en francs gagnés ou en années de cotisation, mais également en temps gagné pour vivre.

Car finalement, n’attendons pas la retraite pour commencer à profiter du temps que nous essayons justement de gagner en vivant plus longtemps.


Et vers 60 ans, un nouveau mot apparaît : retraite

À 45 ans, elle semble encore très loin. À 55 ans, on commence parfois à faire quelques calculs. Et vers 60 ans, même les plus insouciants finissent par se dire qu’il serait peut-être temps d’ouvrir ce fameux dossier que l’on repousse depuis… quelques années.

Préparer sa retraite signifie évidemment regarder sa situation financière : AVS, caisse de pension, troisième pilier, budget futur, logement, assurances et fiscalité. Mais il existe une autre préparation dont on parle beaucoup moins : que vais-je faire de mes journées ?


La retraite ne signifie pas seulement arrêter de travailler. Elle peut aussi signifier perdre une structure quotidienne, des collègues, des habitudes et parfois une partie de son identité sociale. Alors pourquoi ne pas préparer, en même temps que son plan financier, un projet de vie ?

Qu’ai-je envie d’apprendre ? Avec qui ai-je envie de passer davantage de temps ? Ai-je envie de voyager, de transmettre mes connaissances, de travailler encore un peu, de faire du bénévolat, de m’occuper davantage de mes petits-enfants, de créer quelque chose ou de reprendre cette guitare abandonnée en 1987 ?

Et surtout : qu’est-ce qui me donnera envie de me lever le lundi matin lorsque personne ne m’attendra plus au bureau ? Cette question mérite probablement autant d’attention que le relevé de la caisse de pension.


Mettre certaines choses en ordre fait aussi partie de la liberté

Préparer les années qui viennent signifie également s’occuper de quelques sujets que nous avons une remarquable capacité à repousser à « plus tard ». Nos proches savent-ils ce que nous souhaiterions s’il nous arrivait quelque chose ? Avons-nous rédigé des directives anticipées ? Notre testament correspond-il encore à notre situation actuelle et à nos souhaits ?

Rien de très glamour, nous sommes d’accord. 😉 Pourtant, clarifier ces questions peut être profondément rassurant. Il ne s’agit pas de préparer sa fin, mais plutôt de prendre ses décisions tant que l’on peut les prendre soi-même, de soulager ses proches et de savoir que certaines choses importantes sont en ordre.

Le Nold Club proposera prochainement des ateliers consacrés notamment aux directives anticipées et au testament. L’idée sera de pouvoir poser librement ses questions, de mieux comprendre ce qu’il peut être utile de prévoir et de savoir par où commencer, dans un cadre accessible et sans jargon inutile.


Une petite note personnelle

Si ce sujet me tient particulièrement à coeur, ce n’est pas par hasard. J’ai moi-même vécu des périodes difficiles et des tourments liés à des questions de succession, et cette expérience m’a convaincue d’une chose : certaines décisions gagnent vraiment à être prises suffisamment tôt, lorsque nous pouvons encore en parler sereinement.

Lorsqu’on a des enfants, d’autres descendants ou héritiers, je trouve également important, lorsque la situation le permet, de les associer à la réflexion et d’ouvrir le dialogue. Tout ne doit évidemment pas être décidé ensemble. Mais expliquer ses choix, écouter les questions et éviter certains non-dits peut déjà avoir beaucoup de valeur.

Prévoir ne signifie pas vivre avec l’idée de la fin. Pour moi, c’est plutôt une manière de protéger ceux que l’on aime et de leur éviter, autant que possible, des interrogations ou des conflits que nous aurions pu anticiper.

Ce sujet mérite cependant bien davantage que quelques lignes. Nous lui consacrerons prochainement un article Nold à part entière : transmettre, est-ce seulement laisser des biens ?


Vieillir ou continuer à vivre ?

Nous avons parfois une étrange façon de parler de l’âge. À 30 ans, quelqu’un qui change de métier « se réinvente ». À 60 ans, on lui demande parfois s’il ne devrait pas plutôt « lever le pied ». Pourquoi choisir ?

On peut parfaitement lever le pied sur ce qui nous ennuie et appuyer un peu plus fort sur ce qui nous enthousiasme.

Une carrière peut se terminer sans que les projets se terminent avec elle. Les enfants peuvent partir et libérer un espace que l’on n’avait pas prévu. Une relation peut prendre fin et laisser place à une nouvelle manière de vivre ou d’aimer. On peut commencer une activité, reprendre des études, voyager autrement, tomber amoureux, créer quelque chose ou simplement décider qu’on veut enfin avoir du temps.

Notre carte d’identité connaît notre année de naissance. Elle ne connaît ni notre playlist, ni nos projets.

Et si la vraie longévité était là ?

Nous ne contrôlons évidemment pas tout. La génétique existe, la maladie aussi, et aucune routine matinale, aucun complément alimentaire et aucune montre connectée ne nous garantissent cent bougies sur le gâteau.

Mais nous pouvons agir sur une partie de notre manière d’avancer en âge : prendre soin de notre corps, entretenir nos liens, préserver notre curiosité, préparer financièrement l’avenir, clarifier certaines décisions importantes et surtout continuer à construire des projets qui nous donnent envie d’être là.

Peut-être que la bonne question n’est donc pas « Jusqu’à quel âge vais-je vivre ? », mais plutôt :

« Comment ai-je envie de vivre les années qui viennent ? »

À 45, 55, 60 ou 70 ans, c’est une question qui mérite une très belle réponse.

Not old. Nold. 💜

La longévité après 50 ans ne consiste donc pas seulement à gagner des années, mais à réfléchir dès aujourd’hui à la manière dont nous souhaitons les vivre.


La cible n’est peut-être plus aussi loin… mais on sait beaucoup mieux ce qu’on veut viser. 🎯
La cible n’est peut-être plus aussi loin… mais on sait beaucoup mieux ce qu’on veut viser. 🎯

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